Bakoumba


L'ancienne ville du téléphérique qui transportait le Manganèse de Moanda jusqu'au Congo. On y trouve maintenant une réserve privée gérée par la Comilog (la compagnie qui exploite le manganèse), mais aussi des amis ! En effet, c'est là que se trouve Antoine, notre super pote belge.

Carte du parc

Adieux Antoine, Carine, Valérie et les enfants : 4 - 5 juin 2006

4 juin

Nous devions partir en fin de matinée avec Nico et Hélène. Vous vous souvenez d'eux ? Nico, c'est le gars qui fait le comptage des traces d'animaux dans le parc. Un super pote. Je (Colin) le voyais beaucoup quand j'étais au parc. Depuis ma sortie, nous le voyions moins, mais son contrat touche à sa fin et il est maintenant sur Franceville pour rédiger son rapport. Avec sa copine Hélène, travailleur PPG, ils viennent de racheter la Suzuki du Cazo (le chercheur du CIRMF que Céline est venue remplacer il y a deux ans). Pour notre première sortie ensemble, nous avons décidé de faire la route ensemble.

Bon bien sûr, après révision du planning, nous sommes partis vers 13h. Route sans problème, à peine plus longue à cause des débutants de la piste ! J'arrête d'être méchant avec eux. Faut bien commencer un jour.

A Bakoumba, nous allons directement au mess où beaucoup de monde est déjà là. Parce que pour leur départ les Dosimont, Antoine et Carine ont invité tous les gens qui les ont côtoyés depuis leur arrivée. Ca fait un paquet de monde. La Sodépal a du remplir une bonne partie des villas !

Nous attaquons assez rapidement une partie de loups et villageois. 19 personnes. Record battu. Ca reste intéressant si on se fait pas virer tout de suite. Pour les autres, il reste le bar. La partie a du durer pas loin de deux heures parce que nous ne nous rappelons pas ce que nous avons pu faire d'autre avant l'apéro, vers 18h. Un bon petit planteur servi dans des noix de coco. Deux jolis cafards dans celle de Nico. On ne vous l'avait pas dit ? C'est le roi de la statistique improbable. Toutes les noix de coco avaient été lavées. Quelle chance de retrouver un cafard dedans ? Aucune ! Ben lui il en a trouvé deux.

Là-dessus, nous passons à table. Chacun avait été chargé de ramener de quoi manger. Ca fait un super buffet avec plein de bonnes choses. Les Dosimont, Antoine et Carine se sont chargés du vin. Nous, nous avions ramené un super marbré (c'est en grande partie à cause de lui que nous sommes partis si tard ce matin). Il devait être bon : quand nous sommes arrivés pour nous servir, il n'en restait pas un morceau !

Retour au bar, discussions, la musique monte. La piste de danse est investie. Les discussions continuent, les verres de vin et de bière. Nico, très en forme, se lance dans un petit numéro de chaise musicale à sa façon : il prend une chaise, la plus grosse possible et danse avec. Impressionnants, les ravages que peut causer l'alcool sur un esprit faible... Oups, j'avais dit que j'arrêtais de m'acharner sur Nico.

En tous cas, ça dure bien longtemps comme cela. Et puis, à un moment nous décidons que ça suffit. On range la salle, et au lit !

5 juin

Réveil bien tard. Les fourmis ont bouffé tout le gateau de Carine, bien dégoutée. Nous allons donc directement au repas de midi. Encore un buffet. Préparé par le cuisto de la Sodépal, cette fois. En général, c'est le genre de moment qui se passe bien.

Nous nous attardons encore un peu à Bakoumba. C'est la dernière fois que nous la connaitrons ainsi. Sans Valérie et les enfants, et surtout, sans Antoine et Carine, quel intérêt ? Bon il reste Olivier jusqu'en septembre. Et puis les parents de Céline vont passer bientôt, il faut quand même leur montrer ce petit coin de paradis. Mais ça risque d'être différent.

Quant à Antoine et Carine, ils sont devenus pour nous plus que de simples copains. Ils vont vraiment nous manquer. Mais nous les reverrons avant leur départ. Ils quittent le Gabon le 20 juin, direction la Belgique ... avant de se lancer dans un tour du monde !

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Rallye de Bakoumba : 20 - 21 mai 2006

19 mai

Départ vers 16h30 pour Bakoumba. Ca nous permet d'arriver juste après la nuit chez Antoine, où nous retrouvons aussi Carine et Sandra. Carine est maintenant enseignante à Moanda. Elle logeait au début dans un hôtel, maiselle a réussi à se faire loger dans une maison avec deux autres ensignants : Sandra et Patrick. 

Nous rejoingnons donc l'équipe sus-citée et partons cez les Dosimont, qui ont invité tout le monde à manger. Olivier le véto a fait le voyage ce soir également, avec Mathieu Bourgarel, un nouveau chercheur de l'équipe de Céline. Ils sont là aussi, avec quelques personnes de Moanda que nous ne connaissions pas. 

Bonne petite soirée, qui s'est fini par une inévitable partie de "Loups de Tiercelieux". Bon, on essaye tout de même de ne pas rester trop trop longtemps, demain, début de la course vers 9h.

20 mai

Début du rallye à 9h. Une dizaine d'équipes est sur le départ. Le thème est "Les termites". Nous nous voyons tous remettre un dossier avec des énigmes à résoudre : Sudoku, mots croisés, codes secrets, coordonnées sur carte, caps à suivre, etc. Avec Céline, nous décidons de ne partir que quand tout serait résolu. Au final, nous nous retrouvons avec une liste de 25 sites du parc à retrouver. Dans chaque endroit, nous retrouverons quelques kilogrammes de débris végétaux à partir desquels nous pourrons construire notre termitière.

L'affiche du Rallye

Le matin, nous ne pouvons plus faire grand chose. Il est déjà 11h quand nous nous élançons, tous les sites enfin identifiés. Nous devons rapidement cesser notre quête pour rejoindre le lieu du repas. Nous pensions arriver en dernier, mais nous sommes les premiers au lieu de rendez-vous. Nous ne tardons pas sur place. Le temps d'avaler quelques bonnes brochettes, et nous repartons à la poursuite de nos débris végétaux. 

C'est la première fois que nous visitons le parc tellement en profondeur. C'est la première fois également que nous nous soucions des itinéraires à suivre. D'habitude, une voiture du parc nous emmène. Cette fois, c'est nous qui conduisons ! Enfin, moi (Colin). Céline est copilote et gère la carte, l'ouverture des portails, la récupération des débris végétaux... Pas le temps de s'ennuyer. Nous suivons le plan de route que Céline s'est fixé, tout excités, sans laisser retomber la tension une seconde ! Vraiment chouette.

Vers 16h, notre jauge de carburant indique un niveau dangereusement bas. Non ! Pas ça ! Le parc ferme ses portes à 17h, mais nous ne pourrons pas aller à tous les endroits qu'il nous reste à découvrir. Nous fixons des priorités et abandonnons l'idée de récupérer les débris dans deux des 25 sites.

Nous sortons du parc vers 16h45, pour rejoindre le mess de la Sodépal en quasi panne sèche. Nous remettons nos débris à Olivier Dosimont (l'organisateur) et partons vers la station. Plus d'essence ! Nous revenons vers le mess, et là, c'est la panne !

Le temps d'appeler Olivier, et il nous envoie Antoine avec notre bidon de 25 litres que nous avions prévu pour le retour. C'est bien joli, nous pouvons continuer, mais si nous ne trouvons pas une solution, nous ne pourrons pas continuer le rallye. Nous avons juste de quoi retourner vers Moanda ! Heureusement, Olivier accepte d'ouvrir la station privée de la Sodepal. Nous pouvons continuer tranquilement le jeu.

Le rallye reprend immédiatement après le repas du soir (fricassée de tilapia vraiment très bonne). Avec Céline, nous partons en retard, sans rien comprendre à ce qu'il faut faire. Nous sommes sensés récupérer notre première termitière, de nuit dans la parc, auprès de mystérieuses lucioles. Quand nous arrivons dans le parc, tout le monde est déjà en train de rouler dans tous les sens, nous voyons des lucioles partout ! Heureusement, les gens font vite demi tour pour rentrer au mess. Nous comprenons alors qu'il y avait un type au milieu d'une savane avec une torche qui devait nous remettre notre termitière. Au milieu de toutes les voitures, nous n'avions vu que du feu. Nous récupérons donc notre termitière, une jolie poterie réalisée par le potier de Bakoumba.

Puis nous tentons d'apercevoir des animaux de nuit. Mais après une journée complète à devoir se planquer à cause des 10 voitures folles furieuses qui ont traversé le parc dans tous les sens possibles et imaginables, il semble que les animaux font leurs timides ! En quittant un chemin, nous tombons tout de même sur un troupeau de buffle. Leurs yeux brillent rouge dans nos phares et nous attirent. Mais quand nous comprenons à qui nous avons affaire, nous préférons rebrousser chemine. Une suzuki contre un troupeau de buffles, ce n'est quand même pas bien rassurant.

Nous rentrons à Bakoumba. Là, petites soirée tranquille. Nous allons boire un verre tous ensemble au nouveau restaurant d'Ali,  le libanais de Bakoumba qui gère à peu près tous les commerces, et super gentil. Le resto s'appelle le Bord de Mer. De bien jolies paillottes. Et là, il est l'heure d'aller se coucher.

21 mai

Nous commençons par faire le plein d'essence. Puis nous partons vers un site du parc.

Là, nous retrouvons Olivier devant un plateau de jeu. Chaque équipe jette les dés et fait avancer son pion sur une case numérotée. A chaque numéro correspond un site du parc où des enveloppes ont été déposées. Dans chaque enveloppe, un numéro. Dès que nous l'avons, nous revenons chez Olivier qui nous donne des débris végétaux supplémentaires.

Autant dire que c'est du vrai rallye. Toutes les voitures parcourent le parc, encore plus vite qu'hier, puisque nous connaissons maintenant les sites et que nous savons comment les rejoindre rapidement ! 

Nous nous débrouillons bien, mais nous nous faisons envoyer dans des endroits bien lointains, pour des récompenses bien maigres. Le poids de débris est complètement aléatoire, et certains sites proches rapportent plus que des sites éloignés. Question de chance !

Nous finirons donc comme hier, à la seconde place. Pas mal, tout de même pour une première participation ! En tous cas nous sommes très fiers de notre petite voiture qui n'a pas démérité face aux gros 4x4 des autres concurrents.

Retour au mess, remise des prix (tee shirts Toyota, porte clés et clé USB Toyota pour nous. Même pas un autocollant Suzuki ! Rien que du Toyota !), repas (super buffet). Les gens partent, nous nous retrouvons chez les Dosimont avec les retardataires. Petites discussions et nous repartons vers 16h30.

Fin du week end ?

Non ! C'était sans compter sur les étudiants de l'USTM qui ont bloqué la route de Moanda ! Nous nous retrouvons bloqués à l'entrée de Franceville, pas possible de passer. Nous appelons une amie qui nous donner un endroit où laisser la voiture, et nous traversons le piquet de grève à pied pour rentrer en taxi. Au moins, les étudiants ont l'air joyeux. Si nous n'étions pas si fatigués, nous serions bien restés faire la fête avec eux au milieu de la route.

Et le lendemain matin, nous nous réveillons et trouvons la voiture devant la porte ! Nous avions laissé une clé à Sandrine qui avait préféré attendre que les étudiants soient dispersés. Il parait que nous avons eu de la chance. Le gourverneur arrivait, il a dispersé les étudiants, Sandrine l'a suivi avec sa voiture, son copain avec la nôtre, et juste après leur passage, les étudiants sont revenus sur leurs positions ! Tout est bien qui finit bien, on dirait !

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Visite de Bakoumba avec les parents de Colin : 22 - 23 août 2005

22 août

Départ très tôt pour Bakoumba. Nous arrivons un peu après 8h, juste à temps pour faire la première visite du matin. Nous commençons par la visite générale du parc, qui permet de voir la plupart des animaux. Toujours agréable. Nous en profitons pour visiter la ferme aux potamochères où une panthère vient faire un beau festin en ce moment. Nous passons également par le grand pont en câbles qui surplombe la forêt. J'en connais une que le vide n'a pas rassuré. Mais rien de bien grave : les singes qui nous attendaient à l'arrivée pour nous balancer cailloux et branches n'étaient-ils pas bien plus dangereux ?

Au retour, installation dans la maison, réparation de la chasse d'eau, repas taboulé, sieste, et nous sommes sur pieds, prêts pour une deuxième visite. Ce sera la randonnée au pied d'une belle cascade. Plutôt joli et agréable. Ullrich nous sert de guide et nous parle un peu des arbres (parce que non, il n'est pas bavard).

La soir, repas au restaurant. Bon repas. Olivier vient discuter un peu avec nous. Valérie et les enfants sont en Belgique. Il a hâte de rentrer les rejoindre. Il a l'air crevé,  Olivier...

23 août

Réveil matinal pour une visite double : dans la même ballade, nous allons rendre visite aux chimpanzés réintroduits, et nous allons faire la ballade en barque électrique sur le lac de la Lékédi. Nous avons le plaisir de voir quelques singes et plein d'oiseaux, mais pas de reptile. Déjà la première qu'on avait fait cette visite, nous n'avions rien vu. A croire qu'il n'y a pas de reptile, sur ce lac ! Les chimpanzés réintroduits, qui n'étaient pas là à l'aller, sont bien présents à notre retour. Ils sont fidèles à leur poste... pour leur nourrissage ! Des vrais goinfres, avides de bananes et des gâteaux du CIRMF. Nous avons grand' plaisir à les observer, à tout juste quelques centimètres !

A notre retour, nous mangeons encore au restaurant de la Sodepal, une bonne fricassée de tilapia, les poissons élevés au parc de Bakoumba (ou de boudin pour ceux qui ont préféré). Le temps de faire une petite sieste, et nous quittons ce beau parc de la Lekédi.

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Visite de Bakoumba avec Vincent : 13 - 16 mai 2005

13 mai

Départ 15H pour Bakoumba ! Eh oui nous avons décidé de passer le WE avec nos amis Bakoumbiens ! Arrivée 17H où nous apprenons que nous sommes tous invités chez Olivier et Valérie* (les chefs de la Sodepal). Première grande soirée jeu qui se finira par un karaoké débile à 5H30.

14 mai

Visite de découverte du parc de la Lékédi : le matin pour Vincent et Céline et l'après midi pour les autres. Dans le parc nous avons vu le impalas, le gnou (qui est le seul survivant du parc et qui vit maintenant dans le troupeau des buffles), des guibs d'eau, des guibs harnachés (espèces d'antilopes rousses rayées de blanc), les chimpanzés en enclos et quelques mandrills en enclos également. Belle ballade pour tout le monde !

Deuxième soirée jeu chez Olivier et Valérie qui nous invitent encore, en plus de Xavier et Laurence, un couple du CIRMF qui vient d'adopter Clara une petite malgache magnifique, et de Yannick et Raphaëlla, un couple franco-brésilien de Moanda qui sont venus avec leur petit Iago. Soirée de jeu délirante et bien arrosée qui évidemment ne s'est terminée que tard dans la nuit.

15 mai

Réveil matinal pour Vincent, Colin et moi pour faire du tracking de mandrills dans le parc. Il y a deux ans maintenant un groupe de Mandrills du CIRMF a été remis en liberté dans le parc. Ils sont habitués à l'homme et comme ils étaient étudiés par des chercheurs du cirmf au début certaines femelles du groupe portent des colliers émetteurs. Aujourd'hui c'est une belle opportunité de voir des mandrills en pleine nature. Nous partons avec tout le matériel nécessaire et Ulrich notre guide. Premier signal, nous suivons Ulrich en forêt... Mais les mandrills se déplacent plus vite que nous et nous distancent très vite. Mais pendant ce temps nous avons vu un très joli animal : un écureuil volant qui a décollé de l'arbre juste à côté de nous et qui s'est laissé planer les pattes bien déployées ! Retour au véhicule et recherche du signal... On avance puis nous entrons de nouveau en forêt, pas très loin : ils sont là. Tout le groupe nous regarde, ils sont très beau xet encore plus curieux que nous. Nous restons avec eux une demi-heure et retour.. après un petit passage à l'enclos des potamochères. Belle matinée !

Nous mangeons tous ensemble au Mess, restaurant du site et Colin et Vincent nous quittent. Moi je vais profiter de mon lundi de pentecôte et reste une nuit de plus à Bakoumba !

Jamais 2 sans 3 ! Nous faisons un dîner  et une soirée jeu chez Valérie et Olivier (c'est l'endroit le plus facile, tous les enfants peuvent dormir dans les chambres pendant que nous sommes tous ensemble !). Je m'étais promis de ne pas m'éterniser mais bon... on était une trop bonne équipe !

16 mai

Grasse matinée... trop utile ! Repas léger et départ pour Franceville. Je rentre avec Laurence, Xavier et Clara.

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Anniversaire d'Antoine : première visite du parc les 15 - 16 janvier 2005

15 janvier

Nous avons appris que c'est l'anniversaire d'Antoine*, que nous avions croisé il y a déjà bien longtemps aux Olympiades de Bakoumba. Ca faisait déjà un moment que nous voulions retourner à Bakoumba pour 1) revoir nos deux amis avec qui nous avions passé de très bons moments et 2) visiter enfin le parc de la Lékédi, pas très loin de Franceville (2 heures en voiture) et que pourtant nous n'avions pas encore vu. Cette fois, nous avons un superbe prétexte. Après quelques coups de fil, tout est convenu, nous irons faire la fête avec Antoine et Karine.

Les visites du parc se font en début d'après midi. Nous partons donc vers 13 h, ce qui nous laisse juste le temps de manger et de dévaliser une vendeuse du marché que nous n'avions jamais vue. De passage à Franceville, elle a apporté du raphia du Zaïre et divers objets dans le même matériau. Superbe. On craque.

A peine arrivés, nous rencontrons Olivier* et nos deux hôtes du Week end. Nous sommes juste à l'heure pour la visite de l'après-midi. Avec Antoine et Karine, nous embarquons dans un pick up avec des bancs surélevés à l'arrière. C'est avec ce véhicule spécialement aménagé que nous découvrons le parc. C'est la période où le parasolier produit le fruit préféré du gorille. Nous nous lançons donc à leur recherche. Nous n'aurons pas la chance d'en apercevoir un (faut dire que c'est assez rare, quand même). Mais nous avons aperçu des impalas, des guib harnachés, des chimpanzés, toutes sortes d'oiseaux plus colorés les uns que les autres, des petits potas (potamochères), des buffles. La plupart de ces animaux ne vivent pas naturellement au Gabon. En fait, comme nous l'avions expliqué à notre retour de Bakoumba la première fois (mais c'était il y a bien longtemps), Bakoumba était une ville relais pour le téléphérique qui transportait le manganèse de Moanda. Toute une communauté d'expatrié vivait là. Un jour, ils ont décidé de tenter des élevages de viande africaine. Ils ont fait venir plein d'animaux de Namibie. Certains sont encore visibles aujourd'hui et se sont bien adaptés, d'autres n'ont pas tenu le coup. En tous cas, ça nous a fait une belle visite.

Le soir, anniversaire d'Antoine. Aurélie nous a rejoints pour la soirée. Spaghettis bolognaise, avec une belle entrée préparée par leur ami libanais du coin (Ali). Pour arroser le tout, nos bouteilles, celles d'Olivier et celles d'Ali. Là-dessus nous avons enchaîné sur un karaoké sûrement pas très musical mais bien amusant. Une fois que nous étions tous tombés comme des mouches, nous sommes allés nous coucher.

16 janvier

Lever assez tôt (7h30) pour une deuxième visite. Cette fois, nous serons seuls. Nous avons choisi de faire une visite en bateau sur le lac de la Lékédi. En fait, c'est un endroit où un barrage a été fait et où l'on peut voir (en théorie du moins) toutes sortes d'animaux. Pour nous ce sera les oiseaux surtout. Mais bon, rien que de voir les paysages et les arbres morts sortant de l'eau et choisis par les oiseaux pour faire leurs nids, c'est déjà bien joli. Sur la route, nous avons revu des impalas, mais aussi un céphalophe à dos jaune. Nous sommes aussi passés par l'enclos des gros potamochères qui viennent d'avoir une portée. A côté d'eux, leur méchante voisine l'autruche, pas très commode (avant les olympiades, elle avait mordu sauvagement Olivier et lui avait déchiqueté ses habits !). Nous ne l'approchons pas trop !

Puis retour vers Moanda où nous nous séparons d'Antoine et Karine qui viennent ici lire leurs mails. Nous rentrons avec Aurélie. Quelques achats sur la route du retour (surtout elle pour emporter quelques souvenirs en France).

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Première découverte de Bakoumba : les Olympiades 6 - 7 novembre 2004

6 novembre

Ce Week-end est parti bien de travers, avant de se terminer d'une très belle façon. Nous avons vaguement été invités à passer 4 jours au PPG. C'est le genre de sortie qu'on ne peut pas faire tous les jours, alors nous avons accepté immédiatement et annulé les autres possibilités de WE. Mais le plan est tombé à l'eau.
Heureusement, nos voisins nous avaient parlé de Bakoumba. Après vérification par téléphone auprès de l'organisateur, un autre Olivier*, nous avions notre programme pour le WE : les olympiades de Bakoumba.

Départ le matin, vers 9h, avec Olivier et sa super voiture rouge. Fin octobre, Olivier a fait refaire sa peinture, et le moins qu'on puisse dire, c'est que le rouge est bien rouge ! La piste est bonne, trajet sans encombres. Nous arrivons les premiers à Bakoumba. Rencontre d'Olivier (celui de Bakoumba, le PDG !), et petit apéro tranquille. Les gens commencent à arriver. En majorité des ingénieurs de la Comilog. Quand tout le monde est là, nous commençons notre premier festin du week-end : crudités à volonté (que des bons légumes, pas toujours faciles à trouver, avec du jambon, très cher), spaghettis bolognaise et salade de fruits.

Au moment de commencer une sieste à côté de la clim', tandis qu'un soleil de plomb tape au dehors... nous commençons les épreuves par un 100 m ! Pas évident. On a passé l'après-midi à surmonter, par équipe, des épreuves terribles, telles que le 50 m natation, le basket, le relais 4 x 50 m natation, le tennis, la pétanque, mais aussi le lancer de noix de coco, le lancer de palme, le relais 2 x 50 m sur échasses, le mètre Ricard et le Pictionnary ! Très bonne après midi, qui nous a permis de découvrir les membres de notre équipe (équipes tirées au hasard) :
- pour Céline : des bonnes femmes d'ingénieurs de la Comilog. Une équipe de vraies filles. Un peu blondes et geignardes. Juste ce qu'il fallait pour mettre Céline en forme.
- pour moi : une équipe plus équilibrée, avec des filles et des gars. J'ai fait la connaissance de Jean* et sa femme Francine*, deux québécois de la mafia Francevilloise.
Nous avons également passé de bons moments avec Antoine* et Karine*.
Le soir, repas bien copieux : tartes aux pleurotes locales, poulet riz et fruits, avant de passer dans le bar de la Sodepal, l'ancien mess du temps du téléphérique de Bakoumba. A 15, nous avons passé la soirée à nous défouler sur un jeu proposé par Antoine : le loup et les villageois. Avec Céline, nous nous sommes couchés vers 1h. D'autre ne sont pas partis avant 4h. Mais cela s'est vu aux épreuves du lendemain !!

7 novembre

Après une nuit passée dans le bungalow Marguerite (très bien fait, c'est une ancienne maison du centre téléphérique de Bakoumba, c'est le bungalow le plus proche du bâtiment principal), petit déj et suite des activités. Aujourd'hui, c'est tir à la corde, volley-ball, course de pirogue, apnée et baby foot. Que des bons moments (et toujours que des râleuses dans l'équipe de Céline).
Vers midi, remise des prix pour les vainqueurs (rassurez-vous, cela ne nous concernait pas !). Céline s'est vu gratifier d'un superbe tee shirt Coca Cola, et moi d'un splendide tee shirt Celtel (le téléphone portable du pays) Rouge vif.
Nous avons fini le week end comme toutes les bonnes histoires qui se finissent bien : devant un banquet ! Du potamochère (une espèce de sanglier local) braisé ! Il a passé plus de 3 h dans le barbeuk ! Un régal. Servi avec toutes sortes de salades froides. On a aussi pu goûter le tilapia élevé dans le parc. Enfin du poisson frais (faut dire que c'est assez rare d'avoir du poisson frais à l'intérieur des terres, même s'il y a des riviéres partout).
Après ca, bonne sieste avant de reprendre la route. On a bien fait, il n'a fait que pleuvoir pendant cette heure ! Nous étions mieux au lit que sur la route. Confirmation sur le chemin : après un virage en haut d'une côte, nous retrouvons quatre 4 x 4 arrêtés. L'un d'eux s'est planté il y a une heure dans le fossé. Cela fait une heure que les autres et Olivier de Bakoumba (qui a fait le chemin spécialement pour porter assistance) essaient de la sortir du bas-côté. Quand nous arrivons, ils viennent juste d'y parvenir. Nous continuons. La piste est maintenant bonne, même si Olivier (notre voisin, cette fois, pas le chef de la Sodepal) doit constamment slalomer entre les poules à chaque village. On dirait que la pluie a fait sortir des vers, toutes les poules sont sur la route. L'une d'elles y est même bien incrustée. Mais bon, Olivier a fait ce qu'il a pu.
Rien d'autre pour ce week end. Nous nous sommes couchés tôt et nous avons eu des courbatures pendant pas mal de temps après !

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