Le Parc Abéké ou Parc de Léconi


Abéké est le directeur général adjoint de la Comilog, la compagnie qui exploite le manganèse à Moanda. Monsieur Abéké est originaire des plateaux Batéké, et il a été l'instigateur de cette réserve située au Nord de Léconi. On y trouve des oryx, bubales, zèbres, impalas, élans du Cap, et autres bestiaux pas du tout originaires du Gabon, mais très intéressants à observer dans une belle savane au coeur de l'Afrique...

Carte du parc

4-5 mars 2006 : la Suzuki aurait-elle des limites ?

4 mars

Nous partons pour deux jours en week-end familial. 5 voitures : les Rivard (les québécois), Xavier Laurence Clara (des amis du CIRMF), une voiture de gens de l'université, Olivier Patricia et nous. Oui, vous avez bien lu ! Olivier ! Ca fait déjà presque 2 ans qu'on se connait et c'est la première fois que nous partons sur les plateaux avec lui ! C'est même ça qui nous a décidés à partir, à peine rentrés de la mission d'échantillonnage Lambaréné - Gamba pour Céline. Petit objectif : arriver à la cabane des zèbres, voir des animaux et passer une bonne soirée.

Tout commence bien, nous partons vers 13h (comme prévu, et non en raison d'un retard de 5h !!), nous arrivons en fin d'après midi. Là, avec Xavier et Laurence, nous décidons de partir faire une ballade à deux voitures dans le parc. Nous durons un peu trop, ce qui nous oblige à rentrer dans la nuit. Mais au moins, nous aurons vu pratiquement tout ce qui peut se voir dans ce parc : oryx, springboks, impalas, zèbres ! Par contre, sur le chemin du retour, je (Colin) fait taper assez rudement la voiture dans un trou qui s'était caché dans le noir. Le fourbe ! Du coup, le ralenti ne tient plus. Nous verrons ça plus tard, il fait nuit.

Nous passons une bonne soirée entre les salades, les grillades, les verres de vin, les discussions et les jeux.

5 mars

Au lever, nous décidons de partir vers Yia, un village où la rivière est très jolie, traversé il y a longtemps lors de notre escapade vers le canyon vert. Nous partons en troisième position, mais nous nous faisons rapidement rattrapper par les derniers... C'est même sûr que nous n'irons pas plus loin, la voiture semble avoir décidé de ne plus avancer... Mais qu'est-ce qu'il se passe-t-il ? Le prof de l'université semble s'y connaitre en électronique. Il nous fait quelques essais sous le capot. L'électricité a un problème. Nous changeons un fusible grillé. Le remplaçant regrille. Ah ça ! Si c'est un problème dans le cablage, nous ne pourrons rien faire ici. Si c'est la bobine ou l'allumeur, il faudra trouver des pièces de rechange. Verdict définitif : il faut tirer. Ca n'enchante personne, mais il n'y a pas vraiment le choix.

Nous tirons un peu la voiture pour la laisser sous un arbre pas très loin de la piste centrale. Nous repartons vers le village sus-mentionné, Céline et moi dans la voiture d'Olivier. Petit passage à la rivière, baignade pour certains. Et nous commençons le retour. 

Nous nous faisons tracter par le prof d'université et par Xavier, à tour de rôle. Nous bouffons toute la poussière de la piste. La voiture est aussi rouge que nous. Nous allons ainsi jusque chez Yvoulou, le responsable du parc que nous connaissons bien. Il gardera la voiture à Léconi jusqu'à ce que nous trouvions une solution. Puis retour dans la voiture d'Olivier jusqu'à Franceville.

6 mars

Discussion avec Adjo, notre tonton mécano du CIRMF. Nous testons la bobine, qui semble bonne. Il nous conseille donc de repartir et de brancher la bobine directement sur la batterie pour éviter toute masse qui pourrait se trouver dans le cablage. Mais pour ça, il faut repartir à Léconi. Ce sera demain...

7 mars

Céline ne peut pas manquer un jour de boulot comme ça. Je partirai donc. Arrivée à la gare de Léconi à 8h, pour être sûr d'avoir une place dans les premières petites voitures qui vont vers Léconi. Manque de pot, la voiture en question est en réparation pour quelques heures. Nous ne partons donc pas avant 13h. Arrivée vers 15h, sachant que les derniers retours vers FCV se font à 16h ! Je me dépêche de faire les branchements. Et ça ne donne rien. Consultation téléphoniques de l'expert ès bidouillage auto, j'ai nommé Adjo le tonton. Rien.
Pas la peine de s'éterniser, il faut songer au retour. Mais il est déjà 16h. J'ai beau espérer, vers 17h30 je n'y crois plus trop. Je tombe alors sur Brice, un type avec qui j'ai pris le taxi (2000 FCFA pour 100 km en 2 h, au fait... ça nous coûte plus cher d'y aller avec notre voiture !). Il est bloqué comme moi pour la nuit. Nous discutons un peu au bar. Puis je vais voir Yvoulou, je dépose un courrier chez le conservateur du parc national concernant mon écomusée. Yvoulou n'était pas là, je retrouve Brice devant des grillades. La soirée s'annonce bien. Yvoulou nous rejoint. Il insiste pour que je dorme à l'hôtel, chez le colonel Richter, un alsacien qui passe sa retraite à Léconi. Moi, je ne pensais pas payer, je voulais même dormir dans la voiture, mais apparemment, je suis le visiteur, je n'ai aps le droit d'être mal logé. Va pour le colonel...

7 mars

Au réveil, je vais voir Yvoulou. On peut toujours réessayer les branchements, et Yvoulou s'y connait bien. C'est là que je me rends compte qu'hier, dans ma précipitation, j'ai fait mon branchement n'importe comment ! Je refais les choses un peu plus sérieusement, et forcément, ça va mieux !
Yvoulou qui se sent un peu inutile du coup, insiste pour vérifier les niveaux. Et heureusement ! Plus d'huile ! Nous n'avions jamais eu de problème de niveau d'huile, mais ces derniers temps la pompe à essence commençait à fuir. Nous avions même acheté une neuve à Libreville, mais le modèle, bien que prévu pour une Suzuki 413 n'était pas le bon ! Yvoulou me refait donc le plein d'huile, et je peux repartir avec mon fil magique qui fait tourner la voiture. Je récupère Brice au passage et nous rentrons ensemble vers FCV.
La route se fait sans problème. A FCV, je dépose Brice et je file chez Adolf, notre électricien auto. Je lui montre mon branchement, je lui explique le problème. Il veut enlever le fil et remettre un fusible. Non ! Pas ça ! Il va griller tout de suite, nous avons déjà essayé ! J'essaye de le convaincre, mais il veut essayer. Il branche... et ça marche...
A ce jour, aucune explication claire ne nous a encore convaincus. Personne ne sait ce qui s'est passé ! L'essentiel c'est que ca marche.
Et le lendemain, je remettrai une nouvelle pompe à essence trouvée grâce à Adiss. Un bon coup de nettoyage, les niveaux refaits, la voiture est comme neuve !!
Parfois, faut pas chercher à comprendre. Mais je ne partirai plus sans mon câble pour refaire des branchements directs s'il y a le moindre problème !

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25-26 août 2005

25 août

Nous partons pour deux jours de découverte des plateaux avec les parents de Colin. Tout d'abord, direction le lac Souba. Puis nous continuons vers le parc Abéké des Plateaux Batéké. Ce n'est pas le parc national, mais un parc privé, qui appartient également à la Comilog (comme celui de Bakoumba). Nous nous mettons au point avec le gardien, puis nous continuons jusqu'à la cabane des zèbres, où nous laissons descendre nos deux visiteurs, qui commencent à se demander s'ils ne commencent pas à développer la maladie d'Alzheimer, à force d'être secoués tout le long du chemin ! Céline et moi avions prévenu : nous acceptons la visite, mais notre Suzuki... est une Suzuki ! Du coup, nous continuons à deux pour essayer de voir un peu d'animaux avant la nuit. Nous tournons dans le parc. Nous apercevons de superbes Oryx, un groupe d'Impalas mâles. Il commence à se faire tard. Céline aperçoit quelques taches dans une vallée. Elle me dit que ce sont les zèbres. C'est une blague, ou quoi ? On ne voit rien, de si loin ! Qu'importe. Nous sortons de la piste (sans être tout à fait sûrs que ce soit autorisé), et nous fonçons, à travers les mottes d'herbe, les termitières, le sable, sur les plateaux, quoi, à toute bride abattue, en direction du groupe... de zèbres ! Elle avait raison ! Les 5 zèbres commencent à courir, majestueux. Nous les prenons en chasse, à 30 mètres à leur droite. Nous ne voulons pas nous approcher plus, nous ne voulons pas avoir des crises cardiaques sur la conscience ! Le groupe continue sa course, nous notre route, en continuant d'admirer les rayures de ces animaux si peu banals pour nous. Finalement, nous arrêtons notre folle poursuite. Les zèbres s'immobilisent un peu plus loin. Nous les entendons souffler de fatigue. Il était temps que nous les laissions tranquilles ! Nous rentrons, un sourire béat collé sur la face, jusqu'à la cabane.

Là, feu de camp, montage des tentes (ça sent bien le renfermé, dans la cabane, nous serons mieux dehors), et barbecue arrosé d'un petit rouge. Les plateaux, ce n'est pas tout à fait le bagne !

26 août

Au lever, petit déjeuner et nous repartons en laissant tout en plan pour essayer de voir quelques animaux avant que le soleil ne soit trop haut dans le ciel. Nos apercevons encore des oryx, des impalas, des springboks...

Retour à la voiture, rangement du camp, et nous quittons ce beau parc. Finalement, ce n'est pas si loin de Franceville que cela. Pour passer un WE, c'est plutôt agréable. Peut-être reviendrons-nous rapidement !


30 avril 2005

30 avril

Lors d'une escapade vers le canyon vert, nous empruntons un joli raccourci : normalement nous aurions du contourner une réserve d'animaux à Léconi, mais après quelques négociations avec le gérant du parc, nous avons l'autorisation de le traverser, pour notre plus grand plaisir. Nous avons réussi à voir des Oryx et plusieurs troupeaux d'Impalas. C'est une réserve que appartient également à la COMILOG, elle contient des animaux du Sud de l'Afrique élevés initialement comme gibier (comme Bakoumba). Aujourd'hui c'est un grand parc où ces animaux vivent en liberté et qu'on peut parcourir en voiture.

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